Extension du parc éolien Dour – Quiévrain

Réunion d’information du 19 juin 2008 en la Salle des mariages de la commune de Quiévrain
Pourquoi la salle des mariages ? La symbolique du lieu consistait peut-être à tenter de marier les avis des différents intervenants qui ont participé à ce débat. 🙂 🙁


Le but de la réunion où le public n’était pas très nombreux ( une trentaine de citoyens de Dour , Quiévrain et même Sebourg ) a été de présenter le projet d’extension du parc éolienDour – Quiévrain jusqu’à concurrence de trois machines.
Ces 3 équipements combleraient de la sorte les quelques derniers espaces autorisés restants.
Etaient présents le bourgmestre de dour Carlo Di Antonio , Salvatore Miraglia , l’échevin de l’environnement qui représentait la commune de quiévrain ,la Sté VENTIS représentée par Benoit et Pierre MAT, la Société CSD spécialisée dans les études d’impact environnementaux ( le nom du représentant n’a pas été cité ou je n’ai pas entendu ) et Bernard DELVILLE administrateur de l’ASBL le VENT D’HOUYET.( Rue du Monument 1 à 5560 Mesnil-Eglise – mail : info@vents-houyet.be )
Désolé si j’ai oublié des noms mais tous les acteurs ne se sont pas nommément présentés .

L’objectif des organisateurs : créer des parc intégrés grâce à une implantation responsable basée sur la réflexion :  » Le vent appartient à tous et optons pour l’appropriation par le citoyen des gisements locaux pour une plus-value partagée ».
L’implication de petits actionnaires dans des projets de grande envergure , tel est le message lancé par ces mêmes organisateurs

Le principe de ce type de concertation est d’acter dans un procès verbal les discours des parties , d’acter les premières remarques du public et de tout intervenant , de mettre ce rapport à disposition à l’Administration de Quiévrain qui gèrera le dossier pour les entités impliquées dans le projet à savoir Dour – Quiévrain – Hensies – Honnelles.
Toutes remarques , questions , objections pourront s’ajouter à celles émises ce 19 juin et ajoutées à la liste.
Délai de réponse : 04 juillet 2008.

Coordonnées .
VENTIS – Développement éolien
M.Pierre et Benoît Mat
Chaussée de Lille, 401 – 7501 ORCQ
Tél. : 0478 80 70 00 / Fax : 069 76 96 19
Adresse e-mail: info @ventis .eu

CSD Enviro Consult SA
Avenue des Champs Elysées, 160
B-5000 Namur
Tél. +32 81 43 40 76
Fax+ 32 81 43 47 92
namur@csdec.be

En première approche , la Sté Ventis rappelle la procédure classique d’un tel projet ainsi que les informations techniques de base largement exposées dans de précédentes réunions et in situ lors des nombreuses visites.
Les étapes :
1. Information et remarques de la population
2. Centralisation de ces observations vers la Sté Ventis ( délai extrême 04 juillet )
3. Dépôt de demande de permis unique
4. Nouvelle consultation et enquête publique
Rappel que l’ autorité compétente dans ce contexte est la Région Wallonne par le biais de la Direction générale de l’Aménagement du territoire, du Logement et du Patrimoine ( DGATLP ) et la DPA ( DIVISION DE LA PREVENTION ET DES AUTORISATIONS ) qui s’assure de l’application de la législation spécifique aux permis d’environnement et de permis unique.
En pratique , l’idée va dans le sens de l’installation de 3 éoliennes qui seraient situées de l’autre côté de l’ancienne voie de chemin de fer.
En bleu ciel, pour le repère , les 4 éoliennes en service actuellement .
La zone d’extension est la surface jaune sur le plan ci-dessous.
La route d’accès en terre est en trait bleu renforcé.
La main est celle de Benoit Mat 🙂

Une éolienne serait purement communale et la seconde citoyenne.
La création d’une société coopérative telle que celle créée par l’ASBL « Vent d’Houyet » dont Bernard Delville est administrateur serait donc la voie à suivre.
Ce dernier fait part de son expérience positive dans le domaine en évoquant les coopératives dans le domaine énergétique et de l’éolien en particulier.
( exemple SOCIETE COOPERATIVE « EMISSION ZERO «)
Le message lancé va dans le sens où la citoyenneté émerge de plus en plus et des groupements locaux cherchent à s’organiser.
– Les citoyens doivent de plus en plus être acteurs de l’énergie.
– Propriétaires, les coopérateurs deviennent les consommateurs privilégiés du courant produit par leur propre éolienne.
– L’investissement étant connu au départ et le vent gratuit, leur impact sur le prix du courant est non spéculatif. Seuls les coûts de transport et de distribution via le réseau et d’équilibrage en cas d’absence de vent, sont susceptibles d’évoluer.
Une société coopérative agréée permet de lancer en toute légalité une souscription avec comme principes directeurs :
– 1 voix par coopérateur quel que soit le nombre de parts.
– dividende limité à 6% max et surplus distribués sous forme de ristournes diverses ( exemple : réduction sur facture d’électricité , .. etc .. ) basé sur le fait que le taux réel peut grimper à 15 – 20 %.

Tout ce processus doit être bien ficelé avec le souci du devoir de vigilance au plus haut niveau.
L’engagement de la commune est primordial et la convention avec le développeur sans aucune ambiguïté.

A la fin de la séance , diverses questions et remarques ont été notées.
Je cite les plus discutées.
1. Impact paysager : 4 éoliennes actuellement mais quid de 14 éoliennes
2. Impact sur les transmissions de signaux TV : le cas d’une personne d’Elouges qui pouvait mesurer par le fading de l’image le nombre de tours par minute du rotor d’une des éoliennes.
Une réponse a été donnée .
L’IBPT ( Institut Belge des Poste et Télécommunication ) doit intervenir et solutionner le problème dans le cadre du respect des règles en vigueur.
Une réponse technique a été formulée dans le sens où actuellement , les rares antennes percevant les émissions en analogique seront à relativement court terme remplacées par des systèmes de Transmission Numérique Terrestre ( TNT ) moins vulnérables à ce phénomène .
3. Pourquoi réinstaller l’extension sur le site qui avait été choisi au départ puis abandonné au profit du périmètre actuellement connu pour les 11 éoliennes.
4. Pourquoi ne pas investir en rénovation écologique ( isolation de bâtiments scolaires , système d’économie d’énergie , .. ) plutôt que dans cet investissement dans le seul éolien.
La réponse de Bernard Delville : l’un n’empêche pas l’autre car les bénéfices qui seront engrangés par ce système de coopérative permettront à la commune d’investir dans ces autres domaines visant l’économie d’énergie.
La séance s’est terminée par le verre de l’amitié offert par les frères Mat .
Bernard Delville a remis un exemple de souscription de la Société coopérative EMISSION ZERO l’éolienne des familles.

8 comments

  1. Belgo4.0 dit :

    Oulah Jean, c’est qui les deux « anciens » près de toi photographe ?

    Ya des jeunes, ou bien c’est une question de PATRIMOINE ? « le Belge »

    
    
    		
    				
  2. Jean dit :

    En complément à cet article , vous trouverez en lien la carte des emplacements des 11 éoliennes d’Estinnes . Ce seront des machines de même marque que celles de notre parc mais d’une puissance de 6 megawatt et accrochez vous …… le prix : pratiquement 10 000 000 € pièce . 😮

  3. lefrontalierpedibus dit :

    Point 7 du conseil communal du 23 juin 2008 (du vent pour les éoliennes et du vent dans la bouche des écologistes) La spoliation de toute servitude va-t-elle être élevée au rang de vertu ?

    Le « site-logiciel » « mappy » ne m’apporte pas davantage d’explications dans la mesure où, en fonction de la localisation, je ne vois pas à quoi ce sentier peut correspondre. S’agit-il d’un sentier public qui a été confisqué dans le passé par un propriétaire privé au détriment de la collectivité ? Votre politique du renouveau, au détriment de toute dimension écologique et pédestre, consiste-t-elle à entériner des états de faits de mains mises de propriétaires peu scrupuleux sur des servitudes de dimension vicinale ? Ce qui m’étonne par rapport à cette suppression des sentiers publics, c’est le silence de nombreux écolos. La loi de leur portefeuille en faveur d’intérêts familiaux l’emporte-elle par rapport à leurs pseudo soucis environnementaux ? Evidemment, c’est plus facile de pérorer sur « Eole » et le « CO2 » dans le cadre de discussions de salons que d’enfiler ses bottines de marche pour arpenter les différents sentiers de notre localité. L’écologie, n’est-elle pas, tout simplement pour beaucoup, signe de gargarismes intellectuels et de promotion carriériste de soi ? La base de l’écologie, n’est-ce pas, d’abord, la réhabilitation des voies de communication pour piétons et cyclistes ?

  4. Syl dit :

    Mon cher frontalier pédibus, Sachez qu’écolo ou pas, il y a des années que je me bats pour que soient conservés et entretenus certains sentiers. Sachez, aussi, mon cher, que je n’ai nulle envie de toucher une quelconque obole pour défendre mes convictions… Je n’enfile malheureusement pas souvent mes bottes, simplement par manque de temps… Encore 17 ans de carrière devant moi, plus ma passion pour les plantes, la cuisine, la musique, la peinture, le jardinage, les lectures, etc. Il reste peu de temps, en effet, pour aller me promener. (Je ne peux malheureusement pas abuser, mon métier a fait que mon dos est en compote, et mes pieds complètement plats :-/) Heureusement les congés approchent! Mais vous savez pertinemment de quoi je parle, puisque vous l’avez vous-même vécu? Je ne pense pas pratiquer de « gargarisme intellectuel », mais je suis franchement décontenancée quand je vois le niveau de réflexion du peuple baisser à ce point. Ce n’est point vous que je vise, vous l’aurez bien compris, mais le système en général, qui empêche le commun des mortels d’atteindre un niveau suffisant que pour comprendre un vocabulaire un tant soit peu érudit, tel que celui que vous employez régulièrement sur ces blogs. 😯 J’aime la langue française, j’en suis une ardente « défenseur » (cela prend-il actuellement le féminin, qd j’ai appris notre belle langue, ce n’était point le cas?) Et je vous rejoins tout à fait quand vous parlez de cyclistes et de piétons : 20 ans que je n’ai plus de vélo… J’en rêve, j’en ai envie… Mais pourquoi faire cet achat quand il ne me sera de toute façon pas possible d’enfourcher cet engin en toute sécurité. Sachez aussi, très cher, que je rêve de plus en plus d’un monde sans moteurs, sans voitures, de commerces de proximité et de décroissance… Qui est prêt à changer son confort, à faire un effort? J’ai déjà commencé… J’espère continuer… J’aimerais tellement reprendre un commerce de produits économiques ET biologiques, mais personne ne viendrait y acheter, sous un quelconque prétexte.. J’en ai marre d’entendre tout et n’importe quoi sur les écologistes, monsieur… Je me bats pour que les hommes puissent survivre, mais voilà : après moi le déluge : et bien il arrive, le déluge, et seuls sauront s’en sortir ceux qui auront dépassé des vues étriquées de l’esprit! Bonsoir!

  5. Pich dit :

    lefrontalierpedibus: Moi aussi fait des recherches sur ces sentiers sur des cartes et rien trouvé. Vient d’avoir la réponse lors du conseil communal… Ce sont des sentiers qui ne sont plus utilisés depuis plus de 30 ans (même Monsieur Allart n’en connaissait même pas l’existence) et les fermiers l’ont aussi fait disparaître en le labourant dans le passé. Ils étaient situés entre 2 maisons et passaient entre les jardins. Les intégrer dans un programme de sauvegarde des vieux sentiers n’apporterait rien.

  6. lefrontalierpedibus dit :

    @5 Pich La société et les sentiers communaux.

    La société, dans sa lutte contre la pollution automobile, ne devrait-elle pas commencer par exiger de tout pouvoir communal une cartographie précise des sentiers et petits chemins de campagne qui existaient il y a 29 ans puisqu’il y a le piège fatidique des 30 ans ? Nombreuses sont les servitudes en faveur de voies vicinales qui ont disparus sous le joug de propriétaires privés peu scrupuleux des règles démocratiques les plus élémentaires du droit de passage pédestre ou cycliste. La réhabilitation de certains sentiers communaux ou chemins de campagne s’impose dans la mesure où ceux-ci constituaient parfois un raccourci très important à l’abri de toute agression automobile. Nos pouvoirs communaux, non seulement contents d’avoir fait preuve parfois de laxisme et d’indulgence par rapport à toute main mise de possession privée foncière, vont-ils s’inscrire dans la logique d’une reconnaissance légale du fait accompli ? Evidemment, le lobby agricole pèse lourd dans la balance des décisions communales et il est facile de succomber au charme et à l’argumentation d’un labourage intensif, productif et très large des nouveaux tracteurs ou monstres mécaniques des temps modernes ! Les agriculteurs, gestionnaires d’entreprise, ont-ils encore la moindre dimension écologique ? Un bel exemple pour illustrer mon propos, est celui du chemin de terre qui reliait directement la Chapelle située près de la Saline (près de Petit Dour) au centre du village de Blaugies en aboutissant à l’extrémité de la rue « Saussette », côté rue « voie blanche ». Pourquoi la Commune de DOUR n’arriverait-elle pas à réhabiliter certains de ses chemins ou sentiers de campagne alors que d’autres localités y arrivent ? Voyez les communes de Sars-la-Bruyère et d’Eugies, celles-ci constituent un véritable paradis pour piétons et cyclistes au travers de leurs nombreux sentiers et chemins de campagne. Tout est dans la volonté politique locale. Evidemment, « qualité de vie environnementale » pour tout quidam et culture agricole intensive pouvant déboucher sur des spéculations foncières ne font pas spécialement bon ménage !

    
    
    		
    				
  7. meluzine13 dit :

    Ayant rêté la première réunion je ne sais donc pas qui était pour l’éolien et qui était contre, mais après cette réunion, je pense que les ‘contre’ ont été convaincus que l’éolien c’est l’avenir, de plus très bien présenté par des personnes qui connaissaient leur sujet. Je pense que nous devons saisir cette opportunité et pour ceux qui ont un peu peur qu’il s se souviennent juste que lors de l’arrivée des premiers chemins de fer nos aïeux étaient aussi inquiéts et avaient aussi leurs doutes mais ceux qui ont su investir à ce moment-là ne s’en sont jamais mordus les doigts. Il faut vivre avec son temps et suivre la course du vent … 😉

  8. Jean dit :

    Une action parallèle se déroule à Leuze. J’ai reçu ce 05 juillet une délégation de cette entité. Une seconde vague se présentera le 16 août Le site de cette association est en lien.

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