Alain Preat, professeur de géologie à l’ULB nous brosse de la manière la plus objective possible le passé , le présent et le futur du pétrole.
Véritable cours de chimie du pétrole bien illustré par un diaporama de qualité .
C'est là que l'on se rend compte (je parle des "anciens") que la faculté d'appréhender les choses est moins souple qu'à 18 ans . LOL

dour, conférence ULB

Conférence très intéressante d’un orateur qui manipule son sujet avec une dextérité remarquable mais qui sait rester prudent devant la complexité de la problématique pétrole.
Les questions en fin de conférence ont été nombreuses , signe de l'intérêt évident du public.

Que retenir en gros de cet exposé de plus de deux heures ?
Hypothèse de départ où tous les spécialistes sont quand même d'accord :
Nous consommons des quantités astronomiques de pétrole. On pouvait le deviner :-)
Nous usons l’équivalent du volume d’une piscine olympique en 15 secondes soit 5760 piscines olympiques en une journée.
Malgré cela, cela fait des décennies que l'on nous dit : " Nous avons encore 40 ans de pétrole devant nous ".
Et on continue à le dire et peut être que dans 40 ans, on dira encore la même chose .

1.Pour l'orateur, le coût du pétrole actuellement est lié à raison de +/-10 % à des considérations techniques et scientifiques et +/- 90 % à des considérations purement politiques.
On se doutait effectivement de cette analyse mais comme dirait Anne Roumanoff : "On ne nous dit pas tout"

2.Ce fameux pic du pétrole c.à.d le moment où l’humanité aura consommé la moitié des réserves est certes proche voire dépassé. Les avis divergent, les plus pessimistes disent qu’il a commencé en 2004 et les plus optimistes ( USA ) le voient en 2037. Encore faut-il que les spécialistes parlent de la même chose à savoir : considèrent-ils ou non l’exploitation des sables asphaltiques (bitume) et huiles extralourdes qui représentent une part très importante des réserves mondiales. Voir également l’exploitation profonde et ultra profonde (entre 1500 et 3000 mètres).
Voir aussi exploration des régions polaires.
Voir l’amélioration des techniques d’exploitation des réserves dites conventionnelles.

3.Il est probable que l’homme quittera la dépendance pétrole bien avant que ne soient épuisées les réserves.
A titre de comparaison : "L’homme préhistorique n’a pas attendu la disparition du silex pour se lancer dans l’aventure du métal"

4. Toujours selon le conférencier, les énergies renouvelables ne seront réellement intéressantes qu'à partir du prix d'un baril égal à 200 € et on y arrivera peut-être plus vite que l'on ne le pense.

NDLR : monmazoutmoinscher ne risque pas de tomber en faillite sous peu.

Le mot de la fin cité est celui de Kenneth Boulding qui fut président de l’American Economic Association :
Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.