Les dourois au Congo - 1
Ce samedi 27 février, nos 4 dourois se sont envolés pour Kivu, au Congo, pour leur mission d'élaboration d'un plan de réinsertion des miliciens et autres groupes rebelles.
Comme promis, Bob Kabamba nous tient au courant de leur aventure en terres africaines par email.
Voici le premier compte-rendu, du voyage en avion jusqu'à la cérémonie d'accueil par les autorités locales.
Un récit, agrémenté de photos, qui nous change de nos préoccupations douroises
Et un récit, faut-il le souligner, en exclu pour MonDour.be !
Toute l’équipe s’est fixée rendez-vous à la gare de Mons pour prendre le train en direction de Bruxelles-National Aéroport. Une dernière vérification des documents (visas, passeports, carnet de vaccination, etc.) s’avère nécessaire. Nous pouvons, enfin, nous enregistrer. L’avion décolle avec retard… Mais, le pilote nous rassure que nous serons à temps à Bujumbura. (…un petit excès de vitesse dans l’espace aérien… Y-a-t-il des radars ?). Dans l’avion, l’équipe se met déjà au travail : redéfinir la méthodologie de travail, répartition des tâches, échanges de dernières informations, lecture des textes, rapports mis à disposition…

Après 7h30 de vol, nous atterrissons dans la chaleur moite de Bujumbura. Il est 19h00, heure locale. Après avoir récupéré nos bagages, c’est l’heure de se mettre en route vers l’hôtel… Nous sommes accueillis chez un membre de ma famille qui nous a préparé un petit barbecue de brochettes accompagnées de salades et légumes de saison… La nuit fut courte…
Nous devions nous lever tôt le matin car Monsieur l’Abbé Malu Malu, coordinateur du programme de paix et développement au Kivu, nous attend à Bukavu pour assister au début des opérations de désengagement des miliciens. Il est important que nous y assistions… C’est Malu Malu qui a sollicité l’aide des Dourois pour mettre en œuvre un plan de formation professionnelle à l’attention des miliciens qui ont décidé de rejoindre la vie civile.
La route entre Bujumbura et Bukavu est longue de quelques 130 Km. En Belgique, une telle distance peut être couverte en moins d’une 1h30…mais ici, nous aurons besoin de plus de temps car nous devions passer deux postes frontaliers entre le Burundi et la Rd Congo et l’état des routes étant en mauvais état. La route est une piste non asphaltée sur de plus 40 km…


Au bout de quelques kilomètres, nous devons déjà nous inquiéter de l’état de nos pneus. Malgré des véhicules adaptés 4x4 (le comble pour un écolo…), les conditions sont difficiles. Les paysages merveilleux compensent quelques peu… Nous faisons un arrêt dans une petite localité et sommes interpellé par le chef du village. L’état de fatigue de Pierre Saey et Michel Danhier du CEFOP m’inquiète quelque peu…ils me rassurent que tout va bien…

Après 6 heures de route, fatigués, nous arrivons enfin dans Bukavu. Nous sommes informés que nous devrions urger pour assister à la cérémonie prévue au camp militaire de Bukavu… A peine arrivés et installés à l’hôtel « Orchidées » tenu par un belge, Mr. Moreau. Michel Danhier, natif de Bukavu se rappelle au bon souvenir du maître des lieux. Ce dernier nous informe que Marian Garsztka occupe la chambre qu’occupait en 1995, un certain Bill Gates…







Une petite douche et nous revoilà repartis en direction du camp militaire, le Saïo… Nous assistons au processus de démobilisation de toutes les milices actives dans la province. Les différents chefs des groupes armés s’engagent à déposer les armes et signent chacun l’acte de désengagement appelant à la fin de la guerre. Officiellement, le ministre de la défense nationale congolaise souligne la nécessité et l’urgence de mettre en place un programme de réinsertion des démobilisés. Il faut une perspective pour ces différentes personnes pour qu’elles ne reprennent plus les armes… La pression est sur les Dourois qui doivent travailler dans ce sens…et comprennent l’importance du projet.


Après la cérémonie, toute l’équipe est présentée aux différentes autorités présentes :
Les chefs des groupes armés qui ont accepté de démobiliser. Ce sont leurs hommes qui sont concernés par l'action des Dourois.

Dourois parmi les officiels avec Mr. L’Abbé Malu Malu, les généraux de l’armée congolaise.

Militaires dans le camp lors de la cérémonie

Début de la cérémonie

Quelques membres des groupes armés intégrés dans l’armée congolaise

Tribune officielle…les Dourois à l’arrière plan.

Après autant d’émotions, retour à l’hôtel pour un repos bien mérité. Je profite de mon dimanche matin…face au lac pour vous faire ce message.
Partager écrit par joël, le dimanche 1 mars 2009 à 21:46 ::
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Publication > par joël, le dimanche 1 mars 2009 à 21:46 ::
Détails > zéro blabla :: [catégorie Dour] :: billet #66211 ::
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Ce samedi 27 février, nos 4 dourois se sont envolés pour Kivu, au Congo, pour leur mission d'élaboration d'un plan de réinsertion des miliciens et autres groupes rebelles.Comme promis, Bob Kabamba nous tient au courant de leur aventure en terres africaines par email.
Voici le premier compte-rendu, du voyage en avion jusqu'à la cérémonie d'accueil par les autorités locales.
Un récit, agrémenté de photos, qui nous change de nos préoccupations douroises
Et un récit, faut-il le souligner, en exclu pour MonDour.be !
Toute l’équipe s’est fixée rendez-vous à la gare de Mons pour prendre le train en direction de Bruxelles-National Aéroport. Une dernière vérification des documents (visas, passeports, carnet de vaccination, etc.) s’avère nécessaire. Nous pouvons, enfin, nous enregistrer. L’avion décolle avec retard… Mais, le pilote nous rassure que nous serons à temps à Bujumbura. (…un petit excès de vitesse dans l’espace aérien… Y-a-t-il des radars ?). Dans l’avion, l’équipe se met déjà au travail : redéfinir la méthodologie de travail, répartition des tâches, échanges de dernières informations, lecture des textes, rapports mis à disposition…

Après 7h30 de vol, nous atterrissons dans la chaleur moite de Bujumbura. Il est 19h00, heure locale. Après avoir récupéré nos bagages, c’est l’heure de se mettre en route vers l’hôtel… Nous sommes accueillis chez un membre de ma famille qui nous a préparé un petit barbecue de brochettes accompagnées de salades et légumes de saison… La nuit fut courte…
Nous devions nous lever tôt le matin car Monsieur l’Abbé Malu Malu, coordinateur du programme de paix et développement au Kivu, nous attend à Bukavu pour assister au début des opérations de désengagement des miliciens. Il est important que nous y assistions… C’est Malu Malu qui a sollicité l’aide des Dourois pour mettre en œuvre un plan de formation professionnelle à l’attention des miliciens qui ont décidé de rejoindre la vie civile.
La route entre Bujumbura et Bukavu est longue de quelques 130 Km. En Belgique, une telle distance peut être couverte en moins d’une 1h30…mais ici, nous aurons besoin de plus de temps car nous devions passer deux postes frontaliers entre le Burundi et la Rd Congo et l’état des routes étant en mauvais état. La route est une piste non asphaltée sur de plus 40 km…


Au bout de quelques kilomètres, nous devons déjà nous inquiéter de l’état de nos pneus. Malgré des véhicules adaptés 4x4 (le comble pour un écolo…), les conditions sont difficiles. Les paysages merveilleux compensent quelques peu… Nous faisons un arrêt dans une petite localité et sommes interpellé par le chef du village. L’état de fatigue de Pierre Saey et Michel Danhier du CEFOP m’inquiète quelque peu…ils me rassurent que tout va bien…

Après 6 heures de route, fatigués, nous arrivons enfin dans Bukavu. Nous sommes informés que nous devrions urger pour assister à la cérémonie prévue au camp militaire de Bukavu… A peine arrivés et installés à l’hôtel « Orchidées » tenu par un belge, Mr. Moreau. Michel Danhier, natif de Bukavu se rappelle au bon souvenir du maître des lieux. Ce dernier nous informe que Marian Garsztka occupe la chambre qu’occupait en 1995, un certain Bill Gates…







Une petite douche et nous revoilà repartis en direction du camp militaire, le Saïo… Nous assistons au processus de démobilisation de toutes les milices actives dans la province. Les différents chefs des groupes armés s’engagent à déposer les armes et signent chacun l’acte de désengagement appelant à la fin de la guerre. Officiellement, le ministre de la défense nationale congolaise souligne la nécessité et l’urgence de mettre en place un programme de réinsertion des démobilisés. Il faut une perspective pour ces différentes personnes pour qu’elles ne reprennent plus les armes… La pression est sur les Dourois qui doivent travailler dans ce sens…et comprennent l’importance du projet.


Après la cérémonie, toute l’équipe est présentée aux différentes autorités présentes :
Les chefs des groupes armés qui ont accepté de démobiliser. Ce sont leurs hommes qui sont concernés par l'action des Dourois.

Dourois parmi les officiels avec Mr. L’Abbé Malu Malu, les généraux de l’armée congolaise.

Militaires dans le camp lors de la cérémonie

Début de la cérémonie

Quelques membres des groupes armés intégrés dans l’armée congolaise

Tribune officielle…les Dourois à l’arrière plan.

Après autant d’émotions, retour à l’hôtel pour un repos bien mérité. Je profite de mon dimanche matin…face au lac pour vous faire ce message.
Partager écrit par joël, le dimanche 1 mars 2009 à 21:46 ::
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