Il y a quelques temps, je vous parlais de la 1re réunion de Dour Centre-Ville (lire ici). Anne pouillon, la responsable de Dour Centre-Ville m’a fait parvenir les stats qu’elle a diffusée lors de la présentation.
J’en ai sorti plusieurs graphiques pour l’axe dont on dit principalement qu’il faiblit : la grand-rue.
Ce premier graphique montre le nombre :
- d’emplacements commerciaux = le nombre de cellules commerciales que Dour Centre-Ville doit gérer dans la grand-rue. Ce nombre varie chaque année, selon que les propriétaires louent ces cellules en tant que commerce ou les transforment en habitation. Plus ce chiffre est haut, mieux c’est.
- de cellules commerciales occupées = le nombre de magasins.
- de cellules vides = nous verrons plus loin qu’il existe plusieurs sortes de cellules vides.

Que peut-on en ressortir ?
- 1. que le nombre d’emplacements commerciaux n’a fait que baisser depuis 2002. : il est passé de 64 à 52 en 5 ans. C’est moche parce que ce chiffre est difficilement remontable. Car, quand une cellule commerciale s’éteint, un être s’éveille. Oups, non, ça c’est autre chose
C’est donc une habitation qui apparaît. Elle ne compte donc plus comme cellule commerciale et ne peut plus servir à Dour Centre-Ville. C’est ce qui se passe dans la grand-rue et qui donne l’impression que « tout fout l’camps ». Et comme il est très rare qu’un propriétaire change une nouvelle fois le statut de son bâtiment, ce n’est pas près de changer beaucoup.
- 2. qu’après une chute de 13 points en 4 ans, le nombre de cellules occupées connaît un regain de 5 points. : ça, c’est très positif. Un changement de politique ou les fruits du travail effectué jusque là ? S’il paraît évident qu’un changement politique peut donner une ‘envie’ d’investir, cela va de pair avec une structure professionnelle au préalable.
- 3. et que, c’est mathématique, le nombre de cellules vides diminuent de 10 points depuis 1 an. : 5 commerces en plus et 5 cellules en moins donnent 10 cellules vides en moins. Plus le chiffre est bas, mieux c’est.
En un deuxième temps, on peut créer un graphique avec le pourcentage de cellules occupées et cellules vides :

Légende : 1 à 6 = 2002 à 2007.
En 2007, Dour est remonté de 16 points en un an et est revenu, et a même dépassé, le taux de pourcentage d’occupation de 2004. Donc, bien que le nombre de cellules disponibles ait baissé, l’occupation à quant à elle augmenté.
Je crois que ces chiffres montrent clairement le travail effectué par Dour Centre-Ville (non, je ne fais pas le frotte-manche, les chffres parlent pour eux
). Car, si le nombre de cellules commerciales diminue et que le % d’occupation diminue aussi, c’est un gros signal … d’inactivité. Par contre, si ce % d’occupation reste constant ou même augmente, comme c’est le cas à Dour actuellement, c’est qu’il y a une dynamique et qu’elle fonctionne.
Troisième graphique : les différentes catégories de « cellules vides ».
Dour Centre-Ville définit une cellule vide comme étant une surface
- commerciale,
- inoccupée,
- à vendre
- ou à louer
- ou laissée à l’abandon (ex : étages occupés à titre d’habitation).
Une cellule qui paraît vide mais dont le commerçant réalise des travaux d’embelissement avant l’ouverture (appelée « cellule en projet »), doit être classé d’une autre façon qu’une cellule à vendre (ou à louer) ou laissée à l’abandon.

Ou alors c’est la conséquence d’un autre facteur, comme la création d’un centre commercial par exemple mais ce n’est pas encore le cas pour l’instant
Note : tous ces chiffres sont, comme toutes statistiques, assez complexes finalement (je vous avoue que j’ai du relire le billet pour comprendre ce que je voulais dire
) donc si vous avez besoin de précisions, laissez un commentaire.
Ce genre de statistiques sert de signal d’alarme pour les responsables communaux. Ils sont loin d’être anodins. Autant le côté attrayant d’un centre-ville (comme le concours des vitrines par ex.) est important, autant ces chiffres le sont tout autant et peut-être même plus. En fait, l’un ne va pas sans l’autre.
Allez, un dernier graphique mais qui concerne cette fois tous les commerces du centre-ville et donc pas uniquement la rue Grande :
La balance commerciale : c-à-d la différence entre le nombre d’ouvertures et le nombre de fermetures :

Je ne voudrai pas employer la méthode Couet (qui a dit Cauet ?) mais j’ai l’impression que ça ne pourra qu’aller mieux. La dynamique mise en place par l’équipe du Dour Centre Ville a l’air de porter ses fruits.
=> http://www.dourcentreville.be
—fin—
Ce billet fait partie de l’Opération « Focus Dour » du journal LaProvince et du site www.MonDour.be. Chaque jour, le journal aborde un aspect original, méconnu ou amusant de l’entité. Nous proposons sur notre blog des prolongements des sujets traités dans le quotidien. Un sujet, deux façons différentes de l’aborder.
Vous pouvez suivre tous les billets dans la catégorie Focus (cliquez ici).